ARTISANAT D’ART

Dans son atelier, Eddy OBERLIN tapissier décorateur, est le gardien d’une tradition ancestrale.

Il restaure des sièges (chaise, fauteuil, canapé) de toutes les époques, y compris ceux du XXe siècle.
Il les recouvre d’une belle étoffe et redonne ainsi une deuxième jeunesse aux sièges qui lui sont confiés.
De ses mains habiles, il met en forme une matière sans consistance (crin animal ou végétal).
Afin de protéger notre patrimoine, il a le respect des traditions, de la qualité des matériaux employés et de la façon de réaliser des garnitures convenant à chaque style.

Par ailleurs, il conçoit et réalise des décors de fenêtre dans toutes ses variantes : double-rideaux, voilages, avec pose de la tringlerie, stores bouillonnés, stores « bateau » Le tapissier ne fait pas de travail en série : il travaille sur mesure, à la demande, chaque pièce est originale.
Le métier de tapissier décorateur relève des métiers d’art et se distingue fondamentalement des autres filières artisanales :
 . par une forte implication en faveur de la culture par la restauration et la conservation du patrimoine
 . par une image authentique et qualitative
 . par un mode de production essentiellement manuel.

UN PEU D’HISTOIRE

Les origines du métier remontent à 1292 et les premiers règlements, dans le cadre des Corporations, datent de 1295. On distinguait les tapissiers sarrazinois qui tissaient des tapis d’inspiration orientale. Les courtepointiers et crépiniers travaillaient les étoffes, faisaient les tentures, recouvraient les sièges.
Indissociable du confort et de l’embellissement de la maison au fil des siècles le métier de tapissier a été reconnu de la manière la plus formelle, on pourrait même dire anobli sous le règne de Louis XV,où les éminents membres de la corporation avaient l’insigne honneur de porter l’épée.
Le métier devait franchir un autre pas avec l’invention du ressort qui conféra au siège rembourré plus de confort. L’ermite de Ferney fit la gloire du fauteuil Voltaire ; il y eut aussi la gondole, le crapaud, le confident. S’asseoir devenait un art .